Le candidat péquiste Guillaume Tremblay, les députés Bernard Drainville ainsi que Martin Lemay tenaient une table ronde avec les représentants de 15 organismes au sein desquels travaillent principalement des bénévoles auprès des personnes âgées ou des aidants naturels en marge du système de santé. .(Photo: Yves Ranger)
Le Parti québécois tend l'oreille aux aidants naturels
Le candidat péquiste à la circonscription de Masson et conseiller de la ville de Mascouche, Guillaume Tremblay, a rencontré les différents intervenants en matière d'aînés et aidants naturels réunis dans Charlemagne afin de décrier la situation difficile et faire connaître leurs besoins en matière de soins externes.
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, donnait un mandat clair à ses troupes lors de son investiture à la tête du parti en septembre: « rencontrez les communautés et rapprochez-vous des gens. » Ces paroles ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd dans le comté de Masson. En effet, Guillaume Tremblay a fait une apparition bien entourée le 6 mai devant une quinzaine d'organismes communautaires dont faisaient partie Popote roulotte, la FADOQ ainsi que des CLSC de la région.
L'ex-journaliste de Radio-Canada, Bernard Drainville, député de Marie-Victorin, ainsi que son homologue, Martin Lemay, représentant de la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques, profitaient du mécontentement des organismes locaux pour venir trouver des pistes de solution aux nombreux problèmes que connaissent ceux qu'on appelle « aidant naturel ».
Le choix de visiter les intervenants en matière d'aînés et aidants naturels de la région n'est pas anodin. Même si les critiques de messieurs Drainville, Tremblay et Lemay s'adressaient principalement au Parti libéral, on ne peut s'empêcher de constater que l'actuel député adéquiste de Masson, Ginette Grandmont, est justement porte-parole de l'opposition officielle en matière d'aînés et d'aidants naturels. Une manière bien en règle de montrer aux citoyens qu'ils ne profitent pas d'une représentation adéquate à l'Assemblée nationale.
ST:Cris d'alarme
« Nous avons eu des discussions touchantes ce matin. Les intervenants nous ont clairement signifié leur volonté de s'occuper de leurs aînés. Ils sont prêts à faire beaucoup de sacrifices, mais ils se sentent seuls, épuisés, sans aucun soutient du gouvernement », a expliqué Bernard Drainville.
Son homologue péquiste, Martin Lemay, avance même que « en dehors du système de santé conventionnel, point de salue ». Il n'hésite pas à déclarer que le présent ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard, encourage l'engagement des aidants naturels envers leurs proches afin de désengorger les établissements de l'État.
Lors du dernier budget, le PQ avait expressément demandé au gouvernement libéral de débloquer 50 millions de dollars aux intervenants en aide. Selon la troupe du Parti québécois, la complexité et l'accessibilité des formulaires de retour d'impôt feraient en sorte que seul 11 millions de cette somme aurait servi jusqu'à aujourd'hui.
ST:Silence chez l'ADQ
Joint par téléphone, l'attaché politique de la député Ginette Grandmont, Mathieu Lacombe, préfère prendre ses distances. « Nous avons de mauvaises expériences par le passé avec ce type d'activité. Pour nous, il s'agit clairement d'un rassemblement partisan. Mme Grandmont n'a pas été invité. Nous ne commenteront donc pas l'événement », a dit Mathier Lacombe en précisant que Mme Grandmont connaissait parfaitement ce délicat dossier.
Partisan? Pas selon Pierre Daigneault de la Fédération de l'âge d'or du Québec. « On a reçu une invitation du Parti Québécois à l'effet qu'on écouterait nos problèmes. Nous nous sommes présentés. Je n'ai pas le souvenir que la député Grandmont en ait fait autant. » La présidente de l'organisme la Popote roulante de La Plaine nuance quelque peu cette avis. « C'était un peu partisan. De mon côté, j'ignorait que c'était le Parti québécois qui recevait. Je suis venu pour les aînés, et c'est tout. »
En dehors du système de santé conventionnel, point de salue.<@CSi>Martin Lemay