« Le budget du grand pelletage »
François Legault dénonce les mesures libérales
« Les Québécois ont pelleté beaucoup cette année, mais personne n’aura pelleté autant que la ministre des Finances. Le pelletage libéral se traduit par un pelletage de la dette à Hydro-Québec et aux réseaux. Ce budget contient un record de mesures annoncées sur cinq, voire même 10 ans, mais qui n’auront aucun effet concret pour l’année qui vient », a déploré le député de Rousseau.
« Pire, ce budget consacre le retour à un déficit technique de 1,3 G$, selon les principes comptables généralement reconnus », « a ajouté le porte-parole du Parti Québécois en matière de développement économique et de finances, qui s’inquiète aussi du fait que le comité sur les tarifs n’ait pas complété ses travaux et dont les résultats étaient pourtant attendus depuis janvier dernier. Bien qu’il salue le geste pour l’abolition immédiate de la taxe sur le capital pour les entreprises manufacturières, le député a souligné que l’ensemble de la fiscalité des entreprises aurait dû être révisée. « Pour les entreprises du Québec, alors qu’elles font face à un problème de 6 G$, l’aide additionnelle du gouvernement Charest dans le présent budget se chiffre à 104 M $ seulement », note François Legault. En ce qui concerne l’aide consentie aux régions-ressources, le représentant Parti Québécois a fait remarquer qu’après la période de transition prévue, les régions de la Mauricie, du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de l’Abitibi-Témiscamingue seront perdantes.
Des mesures insuffisantes
En outre, calculant que les mesures additionnelles pour le soutien aux familles se chiffrent à 39 M $ de plus cette année, soit 11 M $ pour développer de nouvelles places à 7 $, 8 M $ pour divers crédits d’impôt et 20 M $ pour sa contribution à la Fondation Chagnon, François Legault est d'ailleurs convaincu que les mesures annoncées pour les familles sont nettement insuffisantes. « Ça fait des années que nous demandons au gouvernement Charest de prévoir et de doter le Québec d’un plan économique intelligent et structuré. Or, les décisions antérieures du gouvernement Charest ont placé le Québec dans une situation tellement précaire qui fait en sorte qu’aujourd’hui, l’État du Québec est paralysé au pire moment », a conclu le député de Rousseau.